Tin Ngoại Ngữ

Fatima : la maternité de Marie, «un acte de foi», explique le cardinal Tagle

« Marie notre mère nous pousse à faire une auto-évaluation »

« La maternité de Marie était un acte de foi », rappelle le cardinal philippin Luis Antonio Tagle : « Marie a été la servante obéissante dont l’abandon total et la disponibilité à Dieu en ont fait la Mère du Fils de Dieu. »

C’est ce que le cardinal a dit au cours de l’homélie prononcée à la messe de la solennité de Notre Dame de Fatima au Sanctuaire de Fatima, au Portugal, le 13 mai 2019, jour anniversaire de la première apparition de la Vierge à Fatima le 13 mai 1917. Le cardinal préside le Pèlerinage international du mois de mai, qui marque le deuxième anniversaire de la canonisation des saints Francisco et Jacinthe Marto. Le thème biblique de ce pèlerinage annuel est tiré de la première lettre de Pierre « Vous êtes le peuple de Dieu. »

Marie « nous pousse à faire une auto-évaluation », a souligné le cardinal : « La foi a-t-elle encore une place importante dans notre désir de bien vivre ? » ou « une vie ‘bénie’ » pour nous c’est d’avoir « beaucoup d’argent, le dernier vêtement à la mode, des voitures, des parfums et des appareils électroniques, la renommée, l’influence, la sécurité »?

Marie « enseigne à toute l’Église de trouver la voie de la véritable bénédiction », a poursuivi le cardinal. « Nous étions tous choisis par Dieu, chacun avec un appel unique. Un tel appel est le moyen pour Dieu de nous bénir… Afin de compléter la bénédiction de l’appel de Dieu, écoutons la parole de Dieu et mettons Sa volonté en pratique. »

Voici la traduction de l’homélie du cardinal Tagle aimablement communiquée par Radio Espérance.

MD

Homélie du cardinal Tagle

Chers frères et sœurs en Christ, nous rendons grâce à notre Dieu d’amour de nous accueillir ici, réunis avec la communauté ou avec la famille de foi en cette solennité de Notre-Dame de Fatima. Le thème biblique de ce pèlerinage annuel est tiré de la première lettre de Pierre : « Vous êtes le peuple de Dieu.  » Cette parole se concrétise dans notre assemblée. Nous sommes, de fait, le peuple de Dieu, rassemblés par le Saint-Esprit, nourris par la Parole du Seigneur, l’Eucharistie et la mission commune.

L’Évangile d’aujourd’hui raconte la réaction de gens qui ont vu les choses belles et merveilleuses que Jésus a accomplies. Ils se seront probablement demandés qui étaient les parents de cet homme tellement talentueux. Et de la foule, une femme crie : « Heureuses les entrailles qui t’ont apporté et les seins qui t’ont nourri !  » En d’autres termes, « comme ta mère doit être heureuse et bénie d’avoir un fils comme toi.  » Ce sont des mots qui sont généralement dit quand les étudiants terminent leurs études avec distinction, quand une personne réussit dans sa profession ou quand une personne devient prêtre, religieuse ou évêque. Les gens disent « Tes parents ont de la chance ; ils doivent être très fiers de toi.  » Et, de fait, Marie a été bénie d’être la mère de Jésus. Chaque mère a la chance de porter la vie humaine en son ventre et de nourrir cette vie pour devenir un bon être humain. La bénédiction de Marie appelée Jésus.

Mais Jésus souligne un autre aspect de la maternité de Marie, qui pour Lui est à l’origine de son vrai bonheur. Il a répondu : « Heureux ceux qui entendent la Parole de Dieu et la mette en pratique. » La déclaration de Jésus est semblable aux paroles qu’Elisabeth a adressées à Marie dans la Visitation : « Vous êtes bienheureuse d’avoir cru, parce que tout ce que le Seigneur vous a dit va se réaliser.  » Jésus et Elisabeth savent que la maternité de Marie ne consiste pas seulement à donner la vie biologique à un enfant et à prendre bien soin de lui. La maternité de Marie était un acte de foi, en acceptant l’invitation de Dieu d’être la mère du Fils de Dieu. Marie est devenue mère par la foi, de même que Joseph est devenu le père de Jésus par la foi et l’obéissance. Marie a été la servante obéissante dont l’abandon total et la disponibilité à Dieu en ont fait la Mère du Fils de Dieu. Sa réponse à l’ange Gabriel décrit cette bénédiction : « Je me présente comme la servante du Seigneur, fais de moi selon ta parole. » Dieu a béni Marie en la choisissant parmi de nombreuses femmes pour concevoir le Fils de Dieu. La réponse de foi que Marie a donnée à la parole de Dieu, mettant en pratique cette foi, a rendu la bénédiction de Dieu complète. Elle est la mère de Jésus dans la foi et dans la chair. Marie et Joseph ont instruit Jésus dans l’obédience de la foi juive, l’emmenèrent à Jérusalem pour la fête de Pâques. Jésus a étudié et médité les Écritures et, à travers elles, a découvert sa mission. Il allait à la synagogue régulièrement ; il priait pendant de longues heures dans des endroits isolés ; il aimait et servait les pauvres, les exclus, les étrangers ; il a montré le visage de Dieu aux pécheurs. Marie a transmis à son Fils sa foi et sa façon d’écouter et de garder la Parole de Dieu.

Marie nous montre le chemin pour trouver la véritable bénédiction.

Notre monde a aujourd’hui des images d’une vie « bénie » : beaucoup d’argent, le dernier vêtement à la mode, des voitures, des parfums et des appareils électroniques, la renommée, l’influence, la sécurité. Ce ne sont pas de mauvais désirs, mais Marie notre mère nous pousse à faire une auto-évaluation. La foi a-t-elle encore une place importante dans notre désir de bien vivre ? Nous considérons-nous comme bénis quand nous abdiquons nos plans, comme Marie et Joseph, pour que la volonté de Dieu puisse être réalisée ? Les parents nourrissent-ils leurs enfants non seulement avec la nourriture, la médecine et la formation, mais aussi avec la Parole de Dieu, les sacrements et le service aux pauvres ? Les parents prennent-ils sérieusement la responsabilité d’éduquer leurs enfants dans la foi ? Est-ce que les parents et les aînés donnent le bon exemple aux enfants en leur montrant comment vivre la foi dans les décisions et les actions de la vie quotidienne ?

En tant que modèle et exemple de l’Église, notre Sainte Mère enseigne à toute l’Église de trouver la voie de la véritable bénédiction. Saint Paul nous rappelle que, comme Marie, nous étions tous choisis par Dieu, chacun avec un appel unique. Un tel appel est le moyen pour Dieu de nous bénir. Notre appel est la bénédiction de Dieu. Afin de compléter la bénédiction de l’appel de Dieu, écoutons la parole de Dieu et mettons Sa volonté en pratique. De cette façon, l’héritage que nous laisserons ne sera pas seulement le succès, la réussite, la stabilité financière et la réputation, mais nous laisserons en héritage la personne de Jésus, sa Parole, Sa présence, Son amour pour les abandonnés et les souffrants, Sa solidarité avec les affamés, les assoiffés, les nus, les sans-abris, les étrangers et les prisonniers. Même face aux difficultés et aux persécutions, nous serons comme la Femme du Livre de l’Apocalypse, resplendissants de gloire parce que nous nous soucions de son Fils. Il n’y a pas de plus grande bénédiction que d’être appelé par Dieu à servir Jésus, à faire connaître, faire aimer et faire servir Jésus. Cela seul se produira si et seulement si, comme Marie, nous sommes attentifs à la Parole de Dieu, si nous recevons Jésus dans nos vies et si nous vivons comme Jésus. Amen.

(c) Traduction de Radio Espérance

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